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De Passeurs de memoire Ouffet
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==Lovenfosse Charles==
Un récit de '''[[Braquet Ferdinand Ouffet|Ferdinand Braquet]]'''


Nouveau cimetière d'Ouffet
Charles Joseph LOVENFOSSE, mon grand-père maternel, est né le 6 janvier 1864 à '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Jenneret Jenneret]''', époux de Marie Antoinette BLETARD, voir aussi '''[[Lovenfosse-Blétard NC89]]'''<br>Tailleur et sculpteur de pierres de talent comme ses compagnons, tous étaient très demandés.


Graindorge Fernand-Bernard Nelly NC146
Son savoir-faire ayant dépassé les frontières, Charles a travaillé en '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/France France]''', au '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Luxembourg Grand-Duché de Luxembourg]''', à '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Aix-la-Chapelle Aix-la-Chapelle]''', '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Cologne Cologne]''' et en bien d'autres lieux. C'est peut-être lors de ces voyages que lui est venue l'idée de construire une deuxième maison qui serait unique en son genre.<br>Il ramenait les blocs bruts de la carrière sur un petit chariot à deux roues métalliques, toutes les pierres étaient ensuite taillées, sculptées et maçonnées par ses soins.


Fernand GRAINDORGE né le 8 juin 1900, forgeron, épouse Nelly BERNARD née le ???? 1911.
Mon grand-père n'ayant pas de fils et, étant son premier petit-fils, j'incarnais la relève. Moi, petit bonhomme de quatre ou cinq ans, je regardais avec admiration les pierres et les murs prendre forme.


Nelly et Fernand ont eu deux enfants :
Au bout d'un moment, mon grand-père se levait, secouait un peu la poussière de ses habits, rentrait à la maison avec moi sur ses talons, traversait la première place, entrait dans la seconde, ouvrait l'armoire à provision, prenait sur la deuxième planche la bouteille de '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Peket pékèt]''', se versait une rasade dans un petit verre sans pied à fond épais (placou ou bascou en wallon) qu'il remplissait et buvait d'un trait, remettait bouteille et verre en place avant de refermer l'armoire et reprendre le travail.<br>Naturellement, toutes les deux heures, le rite recommençait et au bout de la journée le niveau de la bouteille avait sensiblement diminué.


- Victor né à Ouffet le 3 février 1936 et décédé à Esneux le 11 septembre 1993. Il épouse le ???? à ???? Michèle CORTHOUTS, née le ???? à ????
Les travaux ont duré 20 ans et comme mon grand-père est décédé relativement jeune, le projet n'a jamais abouti, il n'en subsiste que l'une ou l'autre photo datée des années 1930.
 
- Madeleine née à Ouffet le 9 février 1938 et décédée à Liège le 20 juin 2022, épouse d'André CARIS né à ???? le ????. Ils auront deux enfants, Sébastien et Martine.
 
Nelly et Fernand reposent en cette sépulture NC 146 dans le nouveau cimetière d'Ouffet.

Dernière version du 2 mars 2025 à 15:15

Lovenfosse Charles

Un récit de Ferdinand Braquet

Charles Joseph LOVENFOSSE, mon grand-père maternel, est né le 6 janvier 1864 à Jenneret, époux de Marie Antoinette BLETARD, voir aussi Lovenfosse-Blétard NC89
Tailleur et sculpteur de pierres de talent comme ses compagnons, tous étaient très demandés.

Son savoir-faire ayant dépassé les frontières, Charles a travaillé en France, au Grand-Duché de Luxembourg, à Aix-la-Chapelle, Cologne et en bien d'autres lieux. C'est peut-être lors de ces voyages que lui est venue l'idée de construire une deuxième maison qui serait unique en son genre.
Il ramenait les blocs bruts de la carrière sur un petit chariot à deux roues métalliques, toutes les pierres étaient ensuite taillées, sculptées et maçonnées par ses soins.

Mon grand-père n'ayant pas de fils et, étant son premier petit-fils, j'incarnais la relève. Moi, petit bonhomme de quatre ou cinq ans, je regardais avec admiration les pierres et les murs prendre forme.

Au bout d'un moment, mon grand-père se levait, secouait un peu la poussière de ses habits, rentrait à la maison avec moi sur ses talons, traversait la première place, entrait dans la seconde, ouvrait l'armoire à provision, prenait sur la deuxième planche la bouteille de pékèt, se versait une rasade dans un petit verre sans pied à fond épais (placou ou bascou en wallon) qu'il remplissait et buvait d'un trait, remettait bouteille et verre en place avant de refermer l'armoire et reprendre le travail.
Naturellement, toutes les deux heures, le rite recommençait et au bout de la journée le niveau de la bouteille avait sensiblement diminué.

Les travaux ont duré 20 ans et comme mon grand-père est décédé relativement jeune, le projet n'a jamais abouti, il n'en subsiste que l'une ou l'autre photo datée des années 1930.