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De Passeurs de memoire Ouffet
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Pol Gillet (discussion | contributions)
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Il nous semblé impératif, en tant que Passeurs de Mémoire d’ Ouffet, de rendre public, accessible à chacun avant qu’il ne sombre dans l’oubli, un travail remarquable exécuté en son temps par messieurs Ferdinand BRAQUET et Michel FOCAN.
Il nous semblé impératif, en tant que Passeurs de Mémoire d’ Ouffet, de rendre public, accessible à chacun avant qu’il ne sombre dans l’oubli, un travail remarquable exécuté en son temps par messieurs Ferdinand BRAQUET et Michel FOCAN.
Il s’agit d’une recherche traitant des étangs, mares, sources, abreuvoirs, puits et pompes qui ont alimenté depuis sa genèse, notre village.
Il s’agit d’une recherche traitant des étangs, mares, sources, abreuvoirs, puits et pompes qui ont alimenté depuis sa genèse, notre village.
Pourtant peu flatteuse pour sa population, nous commencerons cette page par la publication d’une légende tirée des Contes du Condroz, écrite par Emile Dantinne intitulée :<br><br>'''Le faix de Rahier'''<br><br>''Par une journée d’été, si chaude que la terre brûlait sous les pas du voyageur, Saint Remacle, mourant de soif, arriva à l'entrée du village d'Ouffet.<br>Il frappa à la porte d’une première maison, sollicitant une gorgée d’eau en l’honneur de Dieu, on ne lui répondit que par des grossièretés. A la maison suivante, c’est un chien féroce qui le fit reculer.<br>C’est en vain qu’il fit le tour du village, personne ne daignât se déranger pour un vieux mendiant.<br>Il marcha sans fin et, c’est à l’orée d’un bois qu’il trouva enfin une nappe d’eau claire scintillant comme un miroir d’argent.<br>Saint Remacle ayant étanché sa soif, remercia la fontaine, plongea son bâton dans cette eau si rafraîchissante et reprit la route de Stavelot.<br>Arrivé sur le plateau nu et brûlant de Rahier, il transplanta la fontaine au pied d’un arbre.Et là, toujours pure et belle, l’eau germa de la terre et se mit à couler.Désormais, elle avait les étoiles et le soleil comme compagnons de sa solitude.<br>Depuis, le village d’Ouffet en manque de sources, resta longtemps sans une eau digne de ce nom, tributaire de puits et mares au liquide douteux.''<br><br>Cette légende a finalement un fond de vérité.<br>En effet,  si nous avons de l’eau à profusion au village, c’est grâce aux captages et  raccordements en 1885 aux sources du Néblon.<br>Les 700 années qui ont  précédé ces travaux furent propices à des difficultés d’approvisionnement de qualité entrainant sécheresses et épidémies, notamment de typhus dans le Halbadet (document, supplique de 1783).
Pourtant peu flatteuse pour sa population, nous commencerons cette page par la publication d’une légende tirée des Contes du Condroz, écrite par Emile Dantinne intitulée :<br><br>'''Le faix de Rahier'''<br><br>''Par une journée d’été, si chaude que la terre brûlait sous les pas du voyageur, Saint Remacle, mourant de soif, arriva à l'entrée du village d'Ouffet.<br>Il frappa à la porte d’une première maison, sollicitant une gorgée d’eau en l’honneur de Dieu, on ne lui répondit que par des grossièretés. A la maison suivante, c’est un chien féroce qui le fit reculer.<br>C’est en vain qu’il fit le tour du village, personne ne daignât se déranger pour un vieux mendiant.<br>Il marcha sans fin et, c’est à l’orée d’un bois qu’il trouva enfin une nappe d’eau claire scintillant comme un miroir d’argent.<br>Saint Remacle ayant étanché sa soif, remercia la fontaine, plongea son bâton dans cette eau si rafraîchissante et reprit la route de Stavelot.<br>Arrivé sur le plateau nu et brûlant de Rahier, il transplanta la fontaine au pied d’un arbre.Et là, toujours pure et belle, l’eau germa de la terre et se mit à couler.Désormais, elle avait les étoiles et le soleil comme compagnons de sa solitude.<br>Depuis, le village d’Ouffet en manque de sources, resta longtemps sans une eau digne de ce nom, tributaire de puits et mares au liquide douteux.''<br><br>Cette légende a finalement un fond de vérité.<br>En effet,  si nous avons de l’eau à profusion au village, c’est grâce aux captages et  raccordements en 1885 aux sources du Néblon.<br>Les 700 années qui ont  précédé ces travaux furent propices à des difficultés d’approvisionnement de qualité entrainant pénuries et épidémies, notamment de typhus dans le Halbadet (document, supplique de 1783).

Version du 10 avril 2026 à 10:06

Ouffet : Histoire d’eau

Préface

Il nous semblé impératif, en tant que Passeurs de Mémoire d’ Ouffet, de rendre public, accessible à chacun avant qu’il ne sombre dans l’oubli, un travail remarquable exécuté en son temps par messieurs Ferdinand BRAQUET et Michel FOCAN. Il s’agit d’une recherche traitant des étangs, mares, sources, abreuvoirs, puits et pompes qui ont alimenté depuis sa genèse, notre village. Pourtant peu flatteuse pour sa population, nous commencerons cette page par la publication d’une légende tirée des Contes du Condroz, écrite par Emile Dantinne intitulée :

Le faix de Rahier

Par une journée d’été, si chaude que la terre brûlait sous les pas du voyageur, Saint Remacle, mourant de soif, arriva à l'entrée du village d'Ouffet.
Il frappa à la porte d’une première maison, sollicitant une gorgée d’eau en l’honneur de Dieu, on ne lui répondit que par des grossièretés. A la maison suivante, c’est un chien féroce qui le fit reculer.
C’est en vain qu’il fit le tour du village, personne ne daignât se déranger pour un vieux mendiant.
Il marcha sans fin et, c’est à l’orée d’un bois qu’il trouva enfin une nappe d’eau claire scintillant comme un miroir d’argent.
Saint Remacle ayant étanché sa soif, remercia la fontaine, plongea son bâton dans cette eau si rafraîchissante et reprit la route de Stavelot.
Arrivé sur le plateau nu et brûlant de Rahier, il transplanta la fontaine au pied d’un arbre.Et là, toujours pure et belle, l’eau germa de la terre et se mit à couler.Désormais, elle avait les étoiles et le soleil comme compagnons de sa solitude.
Depuis, le village d’Ouffet en manque de sources, resta longtemps sans une eau digne de ce nom, tributaire de puits et mares au liquide douteux.


Cette légende a finalement un fond de vérité.
En effet, si nous avons de l’eau à profusion au village, c’est grâce aux captages et raccordements en 1885 aux sources du Néblon.
Les 700 années qui ont précédé ces travaux furent propices à des difficultés d’approvisionnement de qualité entrainant pénuries et épidémies, notamment de typhus dans le Halbadet (document, supplique de 1783).