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De Passeurs de memoire Ouffet
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Pourtant peu flatteuse pour sa population, nous commencerons cette page par la publication d’une légende tirée des Contes du Condroz, écrite par Emile Dantinne intitulée :<br><br>'''Le faix de Rahier'''<br><br>''Par une journée d’été, si chaude que la terre brûlait sous les pas du voyageur, Saint Remacle, mourant de soif, arriva à l'entrée du village d'Ouffet.<br>Il frappa à la porte d’une première maison, sollicitant une gorgée d’eau en l’honneur de Dieu, on ne lui répondit que par des grossièretés. A la maison suivante, c’est un chien féroce qui le fit reculer.<br>C’est en vain qu’il fit le tour du village, personne ne daignât se déranger pour un vieux mendiant.<br>Il marcha sans fin et, c’est à l’orée d’un bois qu’il trouva enfin une nappe d’eau claire scintillant comme un miroir d’argent.<br>Saint Remacle ayant étanché sa soif, remercia la fontaine, plongea son bâton dans cette eau si rafraîchissante et reprit la route de Stavelot.<br>Arrivé sur le plateau nu et brûlant de Rahier, il transplanta la fontaine au pied d’un arbre.Et là, toujours pure et belle, l’eau germa de la terre et se mit à couler.Désormais, elle avait les étoiles et le soleil comme compagnons de sa solitude.<br>Depuis, le village d’Ouffet en manque de sources, resta longtemps sans une eau digne de ce nom, tributaire de puits et mares au liquide douteux.''
Pourtant peu flatteuse pour sa population, nous commencerons cette page par la publication d’une légende tirée des Contes du Condroz, écrite par Emile Dantinne intitulée :<br><br>'''Le faix de Rahier'''<br><br>''Par une journée d’été, si chaude que la terre brûlait sous les pas du voyageur, Saint Remacle, mourant de soif, arriva à l'entrée du village d'Ouffet.<br>Il frappa à la porte d’une première maison, sollicitant une gorgée d’eau en l’honneur de Dieu, on ne lui répondit que par des grossièretés. A la maison suivante, c’est un chien féroce qui le fit reculer.<br>C’est en vain qu’il fit le tour du village, personne ne daignât se déranger pour un vieux mendiant.<br>Il marcha sans fin et, c’est à l’orée d’un bois qu’il trouva enfin une nappe d’eau claire scintillant comme un miroir d’argent.<br>Saint Remacle ayant étanché sa soif, remercia la fontaine, plongea son bâton dans cette eau si rafraîchissante et reprit la route de Stavelot.<br>Arrivé sur le plateau nu et brûlant de Rahier, il transplanta la fontaine au pied d’un arbre.Et là, toujours pure et belle, l’eau germa de la terre et se mit à couler.Désormais, elle avait les étoiles et le soleil comme compagnons de sa solitude.<br>Depuis, le village d’Ouffet en manque de sources, resta longtemps sans une eau digne de ce nom, tributaire de puits et mares au liquide douteux.''
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Cette légende a finalement un fond de vérité.<br>En effet, si nous avons de l’eau à profusion au village, c’est grâce aux captages et raccordements en 1885 aux sources du Néblon.<br>Les 700 années qui ont  précédé ces travaux furent propices à des difficultés d’approvisionnement de qualité entrainant pénuries et épidémies, notamment de typhus dans le Halbadet (document, supplique de 1783).
Cette légende a finalement un fond de vérité.<br>En effet, si nous avons de l’eau à profusion au village, c’est grâce aux captages et raccordements en 1885 aux sources du Néblon.<br>Les 700 années qui ont  précédé ces travaux furent propices à des difficultés d’approvisionnement de qualité entrainant pénuries et épidémies, notamment de typhus dans le Halbadet (document, supplique de 1783).
===L'étang===
L’étang ou la "Grande Mare", "Plèce dè Vévi", "Li Grand Vèvi", "Li fossé", "Li Grand Fossé", "Place de l'Etang" suivant les différentes appellations, existait surement bien avant le village et a certainement contribué à son installation.
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D’une superficie de 70 ares 70 ca suivant le plan Popp, il se trouve dans une cuvette formée par les pentes des rues de Temme, de la Sauvenière, des Pahys, et du Perron. On se souviendra des inondations en ????, les eaux de ruissellement avaient recouvert la Grand-Place actuelle sous 50 cm d'eau et de boue et par la même occasion noyé les caves des riverains.
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Il était alimenté par les eaux de pluie dévalant des rues citées plus haut et par une résurgence, en wallon "sourdon", provenant des environs de l’église et de la tour de justice comme en témoigne la découverte à l'occasion de travaux, d’un ancien aqueduc de grosses pierres recouvert de dalles qui descendait de l’église, par la Rue du Perron et débouchait dans la cuvette à hauteur du coin du mur du jardin du N°1 de cette même rue.
<br>Cette nappe d'eau en majorité de pluie, servait aussi d'abreuvoir. Ce qui, plutôt qu'un bel étang, en faisait une grande mare dégageant pas mal d'odeurs nauséabondes par grandes chaleurs. Olfeis, première mention d’Ouffet en 959-971 pourrait provenir du latin olfacere signifiant : sentir, dégager une odeur. Nous avons mention d'un Jean de Ulfei, ce Jean aurait habité Olfée, le village qui répand une mauvaise odeur suivant un remarquable travail de fin d’études 1996 -1997 de Maryse Servais, régendat français histoire.
<br>Le trop-plein de l’étang s’écoulait par une canalisation souterraine débouchant Rue du Bout presque en face de la maison anciennement habitée par le docteur Paul STASSE et avant lui le docteur Alphonse BOVY. De là il suivait le creux tracé dans les prairies pour rejoindre la Vallée du Nesson et la Vallée du Néblon. Une station d'épuration a été installée sur son parcours en ????, voir '''[[Vallée du Nesson Ouffet]]'''.
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Malgré ces vicissitudes, l’étang avait un apport économique par pèche réglementé et la vente des boues comme engrais.   
Ce qui nous amène au pourquoi d’un grand nombre de différents points d’eau réparti dans le village.

Version du 10 avril 2026 à 11:31

Ouffet : Histoire d’eau

Préface

Il nous semblé impératif, en tant que Passeurs de Mémoire d’ Ouffet, de rendre public, accessible à chacun avant qu’il ne sombre dans l’oubli, un travail remarquable exécuté en son temps par messieurs Ferdinand BRAQUET et Michel FOCAN.
Il s’agit d’une recherche traitant des étangs, mares, sources, abreuvoirs, puits et pompes qui ont alimenté depuis sa genèse, notre village. Pourtant peu flatteuse pour sa population, nous commencerons cette page par la publication d’une légende tirée des Contes du Condroz, écrite par Emile Dantinne intitulée :

Le faix de Rahier

Par une journée d’été, si chaude que la terre brûlait sous les pas du voyageur, Saint Remacle, mourant de soif, arriva à l'entrée du village d'Ouffet.
Il frappa à la porte d’une première maison, sollicitant une gorgée d’eau en l’honneur de Dieu, on ne lui répondit que par des grossièretés. A la maison suivante, c’est un chien féroce qui le fit reculer.
C’est en vain qu’il fit le tour du village, personne ne daignât se déranger pour un vieux mendiant.
Il marcha sans fin et, c’est à l’orée d’un bois qu’il trouva enfin une nappe d’eau claire scintillant comme un miroir d’argent.
Saint Remacle ayant étanché sa soif, remercia la fontaine, plongea son bâton dans cette eau si rafraîchissante et reprit la route de Stavelot.
Arrivé sur le plateau nu et brûlant de Rahier, il transplanta la fontaine au pied d’un arbre.Et là, toujours pure et belle, l’eau germa de la terre et se mit à couler.Désormais, elle avait les étoiles et le soleil comme compagnons de sa solitude.
Depuis, le village d’Ouffet en manque de sources, resta longtemps sans une eau digne de ce nom, tributaire de puits et mares au liquide douteux.


Cette légende a finalement un fond de vérité.
En effet, si nous avons de l’eau à profusion au village, c’est grâce aux captages et raccordements en 1885 aux sources du Néblon.
Les 700 années qui ont précédé ces travaux furent propices à des difficultés d’approvisionnement de qualité entrainant pénuries et épidémies, notamment de typhus dans le Halbadet (document, supplique de 1783).

L'étang

L’étang ou la "Grande Mare", "Plèce dè Vévi", "Li Grand Vèvi", "Li fossé", "Li Grand Fossé", "Place de l'Etang" suivant les différentes appellations, existait surement bien avant le village et a certainement contribué à son installation.
D’une superficie de 70 ares 70 ca suivant le plan Popp, il se trouve dans une cuvette formée par les pentes des rues de Temme, de la Sauvenière, des Pahys, et du Perron. On se souviendra des inondations en ????, les eaux de ruissellement avaient recouvert la Grand-Place actuelle sous 50 cm d'eau et de boue et par la même occasion noyé les caves des riverains.
Il était alimenté par les eaux de pluie dévalant des rues citées plus haut et par une résurgence, en wallon "sourdon", provenant des environs de l’église et de la tour de justice comme en témoigne la découverte à l'occasion de travaux, d’un ancien aqueduc de grosses pierres recouvert de dalles qui descendait de l’église, par la Rue du Perron et débouchait dans la cuvette à hauteur du coin du mur du jardin du N°1 de cette même rue.
Cette nappe d'eau en majorité de pluie, servait aussi d'abreuvoir. Ce qui, plutôt qu'un bel étang, en faisait une grande mare dégageant pas mal d'odeurs nauséabondes par grandes chaleurs. Olfeis, première mention d’Ouffet en 959-971 pourrait provenir du latin olfacere signifiant : sentir, dégager une odeur. Nous avons mention d'un Jean de Ulfei, ce Jean aurait habité Olfée, le village qui répand une mauvaise odeur suivant un remarquable travail de fin d’études 1996 -1997 de Maryse Servais, régendat français histoire.
Le trop-plein de l’étang s’écoulait par une canalisation souterraine débouchant Rue du Bout presque en face de la maison anciennement habitée par le docteur Paul STASSE et avant lui le docteur Alphonse BOVY. De là il suivait le creux tracé dans les prairies pour rejoindre la Vallée du Nesson et la Vallée du Néblon. Une station d'épuration a été installée sur son parcours en ????, voir Vallée du Nesson Ouffet.
Malgré ces vicissitudes, l’étang avait un apport économique par pèche réglementé et la vente des boues comme engrais. Ce qui nous amène au pourquoi d’un grand nombre de différents points d’eau réparti dans le village.