Eau potable Ouffet
Eau potable (Village d'Ouffet)

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La rédaction de cette page a débuté ce 20 novembre 2025 et prendra plusieurs mois voire plus d'un an en raison de l'importance des recherches, son contenu va donc s'étoffer au fil du temps.
Il nous a semblé impératif, en tant que Passeurs de Mémoire d’Ouffet, de rendre public, accessible à chacun avant qu’il ne sombre dans l’oubli, un travail remarquable exécuté en son temps par messieurs Ferdinand BRAQUET et Michel FOCAN.
Nous publions ici, illustrations, textes, adaptés aux exigences techniques de ce site en respectant au mieux l'idée originale des auteurs. Nous avons complété l'ouvrage en y ajoutant nos propres connaissances en tenant compte des évolutions, des nouvelles informations qui nous sont parvenues ou découvertes depuis lors...
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Préface
En 2025, l'or bleu est de plus en plus convoité par la grande distribution et les gouvernements qui, dans certaines régions, n'hésitent pas à se l'approprier, quitte à utiliser des méthodes condamnables.
Ce lien vous expliquera plus clairement que nous ne pourrions le faire ce qu'est une eau potable
Chronologie d'une entreprise d'envergure
Les sources du Néblon et l'eau potable sont étroitement liées, il faut distinguer plusieurs étapes importantes dans leur histoire :
- ........ Les captages réalisés depuis des siècles.
Depuis toujours, à Ouffet comme ailleurs, l'eau potable était majoritairement tirée des nombreux puits creusés dans le village qui en comptait au moins une vingtaine. Ces ouvrages devaient être régulièrement curés, approfondis et protégés des eaux de ruissellement menaçant la qualité du breuvage : voir aussi Histoires d'eau.
- 1876 Face à une démographie importante, une solution d'approvisionnement fiable en quantité et qualité devait impérativement être trouvée. Lors du conseil communal du 10 août 1876, un premier pas est fait en ce sens, un budget est voté pour la recherche de cet élément de base. Une somme de 1.200 francs est allouée à des hommes de l'art pour mettre en œuvre les études nécessaires pour y parvenir. Cette importante expansion démographique est en grande partie due à l'essor des carrières, les ouvriers carriers et spécialistes du travail de la pierre affluent principalement des environs, du Hainaut, mais surtout de la vallée de la Meuse en amont de Huy, c'est de cette dernière région que sont issus bon nombre de nos maîtres de carrières et artistes sculpteurs.
- 1885 C'est à partir de cette année, que les habitants bénéficient enfin d'une eau de distribution provenant des sources de la Vallée du Néblon, approvisionnement toujours réputé de grande qualité en cette année 2026. Le captage dit des Sources communales est réalisé à Néblon-le-Moulin et ne concerne pratiquement que la commune d'Ouffet.
- 1919 Les plans d'un projet de captages à Néblon-le-Moulin par la CILE sont exposés dans les salons du Palais provincial de Liège.
- 1922 Les premières galeries sont creusées, les travaux s'étaleront sur deux ans, voir plus loin Captages des sources du Néblon par la CILE.
- 1924 Signature d'une convention entre la CILE et la commune d'Ouffet.
- 1936 Convention avec la Compagnie intercommunale des eaux de l'agglomération liégeoise :
-- Cession, à ladite compagnie, des reliquats disponibles des sources communales
-- Refoulement par ladite compagnie à titre gratuit de 300 m³ d'eau par jour dans le réservoir communal de Xhenceval
-- Supplément d'eau nécessaire à payer par la commune
-- Installation par la compagnie et à ses frais d'une turbine, pompe centrifuge etc... pour assurer le refoulement dans le réservoir de Xhenceval. D'une altitude de 174m au niveau du Néblon, l'eau est stockée à 304m, à une distance d'un peu plus de 2km du captage, un élévation de 130m !
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Solutions apportées aux problèmes d'approvisionnement en eau potable
Archives des conseils communaux
CC du 27/08/1876 : Le conseil communal met à disposition des hommes de l'art une somme de 1.200 francs pour la recherche d'une eau potable.
CC du 10/09/1882 : Une dépense de septante huit mille francs est prévue pour l'établissement d'une conduite d'eau depuis Néblon-le-Moulin jusqu'à un point haut situé à Xhenceval ou un réservoir devra être construit. Situé à une altitude de 305 mètres, il pourra alimenter par simple gravité le village et ses hameaux, mis à part Lizin et Crossée.
CC du 23/07/1882 : Le conseil communal charge Constantin MEDARD de prendre contact avec le baron de VIVARIO de Himbe (orthographié Himppe à l'époque) pour convenir d'un arrangement concernant le captage des sources se trouvant sur sa propriété dans la vallée du Néblon et plus précisément à Néblon-le-Moulin où elle possède par ailleurs un moulin fonctionnant avec les eaux du ruisseau, bâtisse qui connaîtra bien des péripéties que nous espérons vous conter plus tard.
CC du 04/11/1882 : Tractations entre le Château de Himbe Ouffet et la commune, où il est question d'une machine hydraulique et d'une compensation par l'amélioration du chemin de Himbe à Néblon-le-Moulin.
CC du 05/05/1883 : Le conseil approuve le projet établi entre la commune et le château de Himbe propriétaire du terrain où se situe la source convoitée et le bâtiment destiné à recevoir la machinerie de refoulement, pompe hydraulique, vannes...
CC du 06/06/1883 : Approbation par le conseil des plans, devis et cahier des charges sous conditions que l’état et la province interviennent pour moitié dans les dépenses, celles-ci étant trop importantes pour être supportés par la seule commune.
CC du 04/08/1883 :
- La province n'interviendra qu'à hauteur de 33% dans les frais. Néanmoins, le conseil maintient son approbation du projet.
- Rappel par le château de Himbe de la promesse d'amélioration du chemin entre Himbe et Néblon-le-Moulin.
- Négociation pour le captage de la source : en cas de non conciliation, le collège est autorisé à procéder à l'expropriation pour cause d'utilité publique.
CC du 17/10/1883 : Exigences du baron de VIVARIO. Elles sont jugées inacceptables par le conseil.
- Un projet de captage de la source de Lizin, jugée similaire en quantité et qualité, est mis à l'étude et soumis à monsieur HAALLEUX, commissaire voyer à Liège. Voir Fontaine Lizin Ouffet.
CC du 22/12/1883 : Une autre alternative de captage sur la propriété de monsieur NADIN sur la commune de Jenneret, le projet sera abandonné.
CC du 15/03/1884 : Monsieur Hubert-Deneumostier Bomal-Hubert Bomal Lambert D138, bourgmestre, sont chargés par la conseil de reprendre les négociations avec le baron de VIVARIO qui, voyant sans doute que l'opportunité pourrait lui échapper, a revu ses exigences à la baisse.
CC du 14/06/1884 : Le conseil donne son approbation à la convention entre le bourgmestre et le baron de VIVARIO intervenue le 06/06/1884 et enregistrée le 19/06/1884. Vu l'importance de la dépense, le conseil envisage de vendre 12 ha de bois au lieu-dit Trou des Loups par adjudication publique, monsieur Constantin MEDARD, receveur communal et Cordonnier-Harzimont D333, conseiller, sont chargés de l'évaluation.
CC du 28/08/1884 : Approbation de l'acte adjudication de la vente des 12 ha des parcelles boisées. Le premier lot pour Louis BRAHY pour un montant de 55.516 francs, le deuxième lot pour la veuve MAUNIAUX et enfants de Huy pour la somme de 4.110,10 francs.
CC du 20.02.1885 :
- Il est décidé de maintenir le projet de conduite d'eau vers le Richichou.
- Désignation des emplacements des diverses futures bornes fontaines.
- Examen de plusieurs réclamations.
CC du 16/03/1885 :
- Désignation des emplacements des diverses futures bornes fontaines
- Examen de plusieurs réclamations.
CC du 22/04/1885 :
- Emplacement des bornes fontaines.
- Règlement pour les prises d'eau à domicile.
- Annulation de la décision du 14 avril 1885 de la vente des parcelles du Bois du Trou du Loup par le gouverneur de la province, exposé des raisons de cette décision mettant la commune dans une situation fâcheuse.
- Nouvelle sollicitation de la commune pour obtenir l'autorisation de la vente.
CC du 20/06/1885 : Nomination de Victor BLETARD en tant que surveillant des travaux relatifs à la pose de la conduite d'eau.
CC du 18/07/1885 : Raccordement à l'eau de la Ferme du Bout Ouffet, demande de la famille Goffart.
CC du 02/11/1885 : Règlement général du service des eaux, des bornes fontaines, de l'usage des eaux...
CC du 23/01/1886 : Conditions générales à l'entreprise chargée des raccordements.
CC du 16/03/1886 : Adjudication des raccordements, prises d'eau à monsieur Jacques Ernest KEFER plombier à Ouffet.
CC du 31/12/1886 :
- Réclamation de la Société des Conduites d'Eau des Vennes pour factures impayées.
- Décision de faire un emprunt à la Société du Crédit Communal sur une durée de 66 ans.
CC du 13/01/1893 : Indemnités allouées au fermier DUTILLEUX dont une parcelle de froment a été détruite par le débordement du trop plein du réservoir.
CC du 20/02/1893 : Demande de déplacement de la borne fontaine du Tilleul.
CC du 27/08/1898 :
- Demande de prise d'eau pour Springuel-Collignon en vue d'un projet de distillerie Rue du Bout.
- Demande de prise d'eau de Carlier pour la Ferme d'Odeigne.
CC du 27/08/1898 :
- Demande de Hamoir pour le captage d'une source dans le bois de Pinsonchant à Ouffet.
- Conduite d'eau pour Néblon-le-Pierreux et pour Odeigne.
CC du 09/09/1898 : Le conseil fixe à 2.500 francs le prix du captage du bois de Pinsonchant par la commune de Hamoir.
CC du 10/01/1899 : Projet de conduites d'eau vers Néblon-le-Pierreux, le Thier de Lovreux et la Rue du Bout. Montant de l'intervention demandée aux requérants.
CC du 20/05/1899 : Captage de Pinsonchant, tractations.
CC du 24/06/1899 : Le conseil décide l’établissement d'une conduite d'eau vers les hameaux d' Odeigne, Houpe-le-Loup et Néblon-le-Pierreux.
CC du 24/08/1899 :
- Demande de la commune de Bende Jenneret à intégrer le réseau de distribution, conditions.
- Pétition : demande de placement d'une borne fontaine à la bifurcation de la Rue de Temme avec la Rue aux Oies.
CC du 02/12/1899 : Adjudication à la Compagnie des Conduites d'Eau des Vennes du raccordement de Odeigne, Houpe-le-Loup et Néblon-le-Pierreux pour un montant de 32.119 francs.
CC du 21/08/1900 :
- Emprunt de 15.000 francs pour le raccordement de Odeigne, Houpe-le-Loup et Néblon-le-Pierreux.
- Convention passée entre Odeigne et la commune.
CC du 25/02/1902 : Le conseil approuve les plans, devis et cahier des charges relatifs à la conduite d'eau vers le Thier de Lovreux.
CC du 29/03/1902 :
- Autorisation d'adjudication relative à la conduite d'eau vers le Thier de Lovreux, prévision d'une borne fontaine.
- Refus de la commune d'installer une borne fontaine rue d'Ellemelle.
CC du 09/05/1902 : Demande de placement d'une borne fontaine Tige Pirette Ouffet.
Vous pouvez prendre connaissance des détails des PV en faisant défiler les vues ci-dessous, cliquer pour agrandir.
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09/07/1882
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23/07/1882
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04/11/1882
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05/05/1883
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06/06/1883
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04/08/1883
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17/10/1883
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17/10/1883
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22/12/1883
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13/03/1884
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14/06/1884
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22/08/1884
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20/02/1885
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16/03/1885
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22/04/1885
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22/04/1885
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22/04/1885
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20/06/1885
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18/07/1885
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02/11/1885
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02/11/1885
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02/11/1885
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23/01/1886
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23/01/1886
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23/01/1886
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23/01/1886
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16/03/1886
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31/12//1886
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31/12/1886
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13/01/1893
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20/02/1893
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13/02/1898
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27/08/1898
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27/08/1898
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10/01/1899
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10/01/1899
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20/05/1899
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24/06/1899
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24/06/1899
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24/08/1899
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24/08/1899
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02/12/1899
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21/08/1900
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21/08/1900
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25/02/1902
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29/03/1902
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29/03/1902
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09/05/1902
En images
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Depuis Ouffet, arrivée à Néblon-le-Moulin...
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...à droite, la terrasse et le petit...
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...bâtiment accueillant la machinerie
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Peu après la jonction avec le Nesson, le barrage pour envoyer...
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...l'eau vers le bief à gauche sur la photo...
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...pour actionner la machinerie
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La machinerie, archives CILE Publié en 2000
F. Braquet M. Focan -
Archives de la CILE
F. Braquet M. Focan publié en 2000 -
Archives de la CILE
F. Braquet M. Focan publié en 2000
- Reportage de Jacques Duchateau des Editions de l'Avenir Mai 2017 et août 2018
- Tchorski Patrimoine industriel : http://tchorski.morkitu.org/3/1586.htm En 2026, ce site n'est malheureusement plus accessible : en savoir plus
- Groupe Découvertes 2017 Henri Chaffette : https://www.youtube.com/watch?v=GO5PPcQpDqQ
- Une balade entre air, eau et sous-sol
1924 _ Les captages des sources du Néblon




Courte histoire
Le captage d'eau potable du Néblon, réalisé dans la première partie du XXe siècle est constitué de six galeries creusées à flanc de collines de part et d'autre du Néblon dans le hameau de Néblon-le-Moulin. Elles totalisent environ 600 mètres de développement et captent les eaux d'une nappe phréatique estimée à 55 millions de mètres cubes qui s'étend sur 66 kilomètres carrés. Les trois galeries les plus importantes, portent le nom de la Principale, de Tinkou et Communale; les trois autres, Astrid, du Bois et des Peupliers. C'est le second captage en importance de la région liégeoise après le captage de Hesbaye. Exploité par la Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux (C.I.L.E.), il produit 6,8 millions de mètres cubes par an d'une eau souterraine beaucoup plus dure (37 °f) mais jugée de meilleure qualité que les eaux de surface des lacs d'Eupen et de la Gileppe.
Petit lexique
- Aiguigeois ; aussi appelé doline, chantoir ou chantoire est un terme typiquement belge désignant une cavité naturelle où un cours d'eau de surface disparaît dans le sous-sol calcaire. Ce phénomène karstique est très fréquent dans les régions de la Wallonie comme la Famenne, l'Entre-Sambre-et-Meuse ou le Condroz.
- Talweg ; en géomorphologie, souvent appelé « ligne de collecte des eaux », le talweg représente le fond encaissé d'un relief vers lequel convergent les pentes de deux versants opposés. C'est l'exact opposé d'une ligne de crête (ou ligne de faite), qui elle, sépare les eaux et forme le sommet des reliefs.
- Perré ; un perré est un revêtement en pierres (sèches ou liées au mortier) ou en blocs d'enrochement qui recouvre un talus ou une berge. Il sert à stabiliser le terrain, empêcher l'érosion due au ruissellement et protéger la base des ouvrages (ponts, digues) contre les assauts de l'eau.
- Sourdon ; en région wallonne, ce terme est utilisé en patois pour désigner une source ou une résurgence.
Pour une meilleure compréhension dans les textes qui vont suivre, le lecteur se doit de faire la différence entre captages et sources, ces dernières ne sont pas toutes canalisées.
Note : la partie des informations ci-dessous, mise en italique, a été puisée dans l"'Avant projet de captage des sources du Néblon" par les ingénieurs Halleux et Beaulieu en novembre 1902.
Novembre 1902_Les sources des vallées du Nesson et du Néblon répertoriées dans l'"Avant projet de captage des sources du Néblon"
- Les aiguigeois ; ...A et C, sous le talweg du Nesson donc dans le lit même du ruisseau.
- Les petites sources ; B, D, E, ...pour mémoire, ces petites sorties d'eau alimentent le Nesson en amont de la Laiterie Saint-Paul de Nesson.... Le livre écrit en son temps par la baron Paul de Faverau et dont le film s'est inspiré, nous renseigne que les sources B et D (ou une des deux ?) desservaient la laiterie Saint-Paul
- Sources de la Prairie ; F, ...à droite et dans le lit du ruisseau juste avant le confluent avec le Néblon.
- Sources de Nesson ou de la Falaise; G, ...au pied de cet important rocher à pic. Avant le captage de cette source, une des plus importantes, c'est une demi-douzaine de "sourdons" qui jaillissaient et qui formait un ruisseau. Ce dernier s'écoulait vers le hameau de Néblon-le-Moulin à gauche, le long de la route comme le montre une ancienne carte-vue. ... cette magnifique source qui se montre en un site très pittoresque, est une des plus importantes que fournit le "Calcaire carbonifère" en Belgique. La limpidité de ses eaux est très constante et sa température n'offre guère de variations sensibles ; de 10 à 10°25, de 9°5 minimum à 10°5 maximum.
- Source du Bois ; H, ...au moins quatre sourdons sur la rive droite du Néblon à flanc de colline à une centaine de mètres en aval du confluent avec le Nesson.
- Sources du Perré ; I, ...avant d'arriver au groupe de constructions de Néblon-le-Moulin, on peut observer aux basses eaux seulement, un ensemble de cinq venues d'eau sortant du perré de la rive gauche du Néblon.
- Sources Communales ; J, ...derrière le moulin de Néblon-le-Moulin, se trouve une turbine aussi actionnée par le bief longeant la route ; elle sert à élever à Ouffet les eaux captées aux venues J au pied d'une muraille rocheuse...
- Source du Moulin ; K, ...dans la contiguïté immédiate du moulin, on constate partout la présence d'importants jaillissements sous fluviaux que latéraux, ils proviennent certainement de la venue d'eau qui amène le jaillissement des sources communales dont le débit permet de fournir 200m³ d'eau par jour à Ouffet...
- Sources de Favereau ; L, ...c'est à 300 mètres à l'aval du moulin que l'on rencontre non loin de la limite du massif calcaire, le dernier lieu sourcier de ces parages. Les sources de Favereau sont remarquables par leur abondance, leur constance et leur limpidité. Plus tard, elles porteront le nom de sources ou captage de Tinkou.
Les internautes qui souhaitent en savoir plus sur le Projet de captage des sources du Néblon de 1902 peuvent consulter l'intégralité des documents ci-dessous.
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1902...
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Plan du projet de captage par la CILE 1919
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Néblon-le-Moulin
Les captages après 1924
...et en 2026
Quand vous vous servez un verre d’eau au robinet de votre cuisine, vous ignorez sans doute d’où elle provient : c’est dans un captage sur les hauteurs du Condroz, le captage d’eau du Néblon, qu’est puisée et filtrée l’eau de distribution de plus de la moitié des habitants de la province de Liège.
Six sources distinctes approvisionnent les grands réservoirs d’eau potable de la CILE (Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux).
L’eau du Néblon n’est pas puisée dans le ruisseau, bien sûr, mais en profondeur. Elle a été filtrée naturellement pendant deux à trois mois, grâce à un sous-sol calcaire. Cette eau est donc naturellement potable. La CILE ajoute juste une pincée de chlore.
Le chlore a trois qualités principales :
– C’est un puissant bactéricide, les eaux du Néblon traversent 3600 kilomètres de canalisations. Le chlore permet de les mettre à l’abri de toute bactérie.
– Il est volatil : si l’eau de votre robinet sent le chlore, laissez-la reposer quelques instants et le chlore va s’évaporer.
– Il est rémanent : il est inutile d’ajouter du chlore en cours de parcours, il reste actif jusqu’au plus éloigné des robinets.
Ce captage d’eau du Néblon, c’est au départ, une galerie souterraine principale de 374 mètres de long, 2 mètres de haut et 1,20 de large. Elle a été creusée dès 1920. À l’époque, pas de grosse machine mais de la poudre noire et de l’huile… de bras. Plusieurs autres galeries et captages suivront, recherches en cours.
Depuis quelques années, et suite à un investissement de 42 millions d’euros, les installations du captage du Néblon ont été dédoublées. Ce qui permet de répondre aux demandes des clients 24h/24, 7j/7.
Chaque jour, cette seule galerie produit 14 millions de litres d’eau potable. Au total, les six sources produisent près de 30.000 millions de litres et sur l'ensemble des captages de la CILE, ce sont environ 80.000 millions de litres d'eaux souterraines qui sont distribuées. La qualité de cette eau est contrôlée chaque jour en 400 points.
En province de Liège, la CILE alimente environ 600.000 personnes (plus de la moitié de la population provinciale), dont les principales villes : Liège, Seraing…. Cela représente des milliers de kilomètres de canalisations, 40 châteaux d’eau, une dizaine de réservoirs semi-enterrés (comme celui de Warzée, qui fait 10 millions de litres d’eau potable) et 400 personnes actives pour assurer le bon fonctionnement des installations.
31/07/2026, à compléter par des documents
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