Tram vicinal Ouffet

De Passeurs de memoire Ouffet
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Les lignes vicinales de tram de l'entité

Voies ferrées Ouffet

Préface

Quoique notre pays posséda déjà, en 1875, un ensemble de grandes lignes S.N.C.B. (Société Nationale des chemins de Fer de Belgique) d’un développement de 3.441 km et qu’en 1885, il atteignait 4.417 km, il s’avéra vite indispensable de relier les villages aux lignes de chemins de fer existantes.

Le 28 mai 1884, le roi Léopold II promulguait une loi créant la Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux, en abrégé S.N.C.V. (du latin VICINUS qui signifie VOISIN).
Dans notre région, elles seront trois à voir le jour, seront à voies métriques désignées par le sigle VM, écartement de un mètre et destinées aussi bien au transport des marchandises que des passagers.

Nous constaterons plus loin que la section à partir d'Ouffet vers la vallée de l'Ourthe, la ligne de Clavier à Comblain-au-Pont fait exception à cette règle, voir aussi Voies ferrées privées Ouffet.

Les différentes voies ferrées_____Synthèse pour mieux comprendre

  • Voies ferrées de type Decauville
    Elles concernent uniquement les voies de chemins de fer privées dans et hors des sites d’exploitations comme les carrières et, sur notre entité, ont un écartement de 0,70m.
  • Voies ferrées métriques
    Elles peuvent être privées mais le plus souvent elles sont propriétés et exploitées par la SNCV pour le transport des passagers et des marchandises. Elles sont appelées "Voies à petit écartement", 1m de distance entre les rails, abréviation VM.
  • Voies ferrées dites normales
    Elles sont rarement privées et dans ce cas, généralement très courtes, elles sont propriétés et exploitées par la SNCV pour le transport des passagers et des marchandises. Elles sont appelées "Voies à grand écartement", 1,43m de distance entre les rails, abréviation VN. Cet écartement est le même que pour le réseau exploité par la SNCB, le matériel roulant peut donc passer d'un réseau à l'autre sans difficulté.
La complexité des voies dédoublées
  • Les voies ferrées dédoublées
    Ce type de réseau est uniquement géré par la SNCV, il comprend des voies à petit et grand écartement sur le même tracé, il y a donc trois ou quatre rails suivant la méthode utilisée.
    Ce type de voies peu usité a été employé sur le tronçon SNCV entre Ouffet et Comblain-au-Pont. A noter qu’à partir de ce type d’exploitation, le transport des passagers se fait uniquement sur le réseau à petit écartement de 1m, l’autre est réservé au transport des marchandises.

Petit rappel : le charroi vicinal à voies métriques 1m (VM) ne pouvait pas circuler sur les lignes SNCB à voies normales (VN) 1,43m d'écartement des rails, le transbordement était inévitable.

La ligne Clavier – Val Saint-Lambert

Il convient de préciser que sur cette page, lorsqu'on vous parle de Clavier, il s'agit de Clavier Gare.

Le parcours s’insinuait à travers le Condroz au départ de CLAVIER-Gare en passant par Terwagne, Tinlot (rue du Centre), Abée-Scry, Quatre-Bras (aujourd’hui, rond point des Vaches), Grand-Fraineux (en face du Château), Petit-Fraineux (Monastère), Saint-Séverin (aujourd’hui : Maison de repos Jour de Mai), Neuville-en-Condroz (École des filles, Église, puis rue du Moulin), Bois de Rognac Neupré, Cristallerie du Val, Charbonnage du Many, gare du Val Saint-Lambert avec correspondance vers la gare du Longdoz à Liège.

Gare de Clavier
Voir aussi Clavier gare



Le choix de la SNCV s'était porté sur une voie dite métrique (un écartement d'un mètre) qui présentait plusieurs avantages :

un coût d’installation et d’entretien moindre que la voie normale de 1,43m ainsi que la possibilité de réaliser des courbes plus serrées.

L’ensemble permettait de desservir les contrées à faible population.

En semaine, quatre trajets étaient organisés dans les deux sens, avec une durée moyenne de 01 h 30, trois trajets étaient prévus le dimanche.

La ligne Clavier – Comblain-au-Pont

Longueur : 29,85 km, mise en service : jusqu’à Ouffet : 01.10.1894 ; de Ouffet à Anthisnes : 10.05.1895 ; de Anthisnes à Comblain-au-Pont (école) : 02.01.1896 et de Comblain-au-Pont (école) à Comblain-au-Pont (gare de l’Etat) : 08.01.1898.

Ouffet Arrêt du tram Place du Tilleul
La gare de Comblain-au-Pont, en direction de Liège Voir aussi https://www.garesbelges.be/comblain_au_pont.htm

La construction de la ligne Clavier - Comblain-au-Pont répond parfaitement au but assigné à la Société nationale des Chemins de fer vicinaux (S.N.C.V.), à savoir désenclaver les régions rurales. Elle ouvre, pour le plateau du Condroz, l'accès vers la vallée de l'Ourthe et à la ligne du "grand chemin de fer" Liège – Jemelle.

A Clavier, elle permet la jonction avec la ligne 126 qui relie Huy (gare de Statte) à Ciney. La concession, sollicitée par la S.N.C.V. auprès du Gouvernement, est accordée le 23 février 1893 ; le capital souscrit est estimé à environ 1.350.000 BEF dont 41 % sont à charge des communes traversées. La construction avance rapidement et, le 8 janvier 1898, l'entièreté de la ligne est mise au service.

De Clavier Station elle se dirige vers Petit-Brin et traverse la grand-route Liège - Marche où un pont a remplacé le carrefour. Le tracé longe ensuite la route vers Ochain, la quitte aux environs de la station de Atrin pour s'enfoncer dans les prés en direction de Pair pour arriver au dépôt de Warzée d'où part également une ligne vers Ougrée. Ce sera ensuite Ouffet, arrêt du tram Place du Tilleul et gare marchandises, La Rock, Vien et Anthisnes qui possèdent de nombreuses carrières et disposent de leurs propres raccordements. La ligne amorce ensuite une descente vers Comblain-au-Pont, traverse la route de Mont pour aboutir sur la place Leblanc, elle se présente alors face à l'Ourthe qu'elle franchit sur le "pont du vicinal" et rejoint la gare du chemin de fer.

Désormais, il est possible depuis Comblain-au-Pont, d'expédier des marchandises vers la Vallée de la Meuse et vers la Compagnie de chemin de fer Nord-Belge.

Une spécificité ; entre 1905 et 1907, la voie est mise à quatre rails entre Ouffet et Comblain-au-Pont et un portique grue est installé à la gare marchandises en face du Cimetière Ouffet (Le nouveau) le long de la Rue aux Oies Ouffet. C'est donc à partir de ce moment que la combinaison d'une voie métrique et d'une voie normale permet l'acheminement des wagons du chemin de fer à empattement de 1,43,m et éviter ainsi des transbordements lents et onéreux du charroi.

Le trafic voyageurs et marchandises se poursuit régulièrement jusqu'en 1914, l'exploitation est alors perturbée par la guerre.

Fin septembre 1917, l'occupant, en mal d'acier, ordonne le démontage complet de plus de 27 km de voies entraînant la suppression de la ligne. La remise en état s'effectuera par tronçons successifs au cours de l'année 1920.

Jusqu'en 1940, l'exploitation reste identique à celle de toute autre ligne rurale : le transport de marchandises, principalement des pierres provenant des carrières de la région et des produits agricoles variés tels que le lin pour l'industrie, les betteraves pour les sucreries... en retour pulpes, farines, sons, foin, paille ... pour les fermes.
Le tram nous amène également des wagons chargés de sable, de ciment, de bois, d'engrais chimiques, de charbon, pour ce dernier voir Commerces Rue Aux Oies...
Toutes ces marchandises, jusqu’à 20 tonnes dans certains wagons, sont chargées et/ou déchargées manuellement, à dos d'homme, à la fourche, à la pelle et même à la pioche tant les engrais se sont bien compactés par les vibrations du transport, le portique grue n'étant utile que pour les grosses masses telles que les blocs de pierre, les grumes...
Les petits colis et le courrier sont déposés à l'arrêt voyageurs Place du Tilleul, ils sont ensuite gérés par la poste ou confiés à l’Hôtel de la Gare.

La seconde guerre mondiale va à nouveau tout bouleverser. La destruction du "pont du tram" à Comblain-au-Pont le 10 mai 1940, provoque l'arrêt du trafic. Une fois celui-ci réparé, seul le service marchandises (voie normale uniquement) sera rétabli, l'occupant ayant exigé une fois de plus le démontage de la voie métrique.

La section Ouffet Comblain-au-Pont est désaffectée en 1952 pour les voyageurs, le 29 juillet 1957 pour les marchandises. Le démontage de la totalité des voies est entrepris dès 1958.

La ligne Warzée – Ougrée

C’est le 12 février 1901 que la SNCV reçoit l’accord du gouvernement pour la création de la ligne Warzée – Ougrée via Ellemelle – Moulin – TavierHoût-si-PloûtPlainevauxBoncellesChatqueue (Seraing)Haut-Pré (Liège) et enfin Ougrée

Longue de 21,20 Km, elle est mise en service jusque Boncelles le 15 mai 1914 et de Boncelles à Ougrée le 21 mai 1925

Ougrée, le passage à niveau et la gare Voir aussiOugrée gare
Venant de Clavier, en vue de la gare de Warzée

À cette époque, Ellemelle est toujours commune à part entière.

Les enquêtes concernant l’entièreté de la ligne se terminent en 1904 mais le tracé définitif n’est arrêté qu’en 1910 au prix de 87.222 BEF/Km.

La construction de la ligne commence en 1911 à partir du dépôt de Warzée par l’entrepreneur N. Duchêne qui a déjà participé à la construction de lignes de chemins de fer en Argentine et au Congo belge. Elle est inaugurée le 15 mai 1914 jusque Boncelles.

Warzée, café de l'Union. Arrêt du tram.

A cause de la guerre les travaux sont suspendus et, en 1916, l’occupant ordonne le démontage des voies.

Le trafic ne reprend qu’en 1921, toujours entre Warzée et Boncelles.

Lorsque la route du Condroz atteint Boncelles, l’exploitation de la ligne Boncelles – Ougrée est supprimée. Le service d’autorail subsiste sur la section Warzée – Plainevaux et/ou Boncelles avec transbordement sur des autobus en direction de Liège et ce dès la fin 1938.

En 1940, l’exploitation est reprise sur l’entièreté du parcours, en partie par les locomotives et en partie par les autorails.

Dès la fin de la guerre, le service complet reprend, mais pour peu de temps, le 8 décembre 1947 est décrétée la suppression du service voyageurs et marchandises sur la ligne.

La succession est reprise par les premiers autobus et les voies sont démontées à Warzée en 1949.

Le voyage Warzée – Ougrée durait ± 1H15 à la vitesse de 30 km/H quand tout allait bien car dans les montées et les agglomérations on avait du mal à dépasser les 10 km/H.
Il n’était pas non plus exceptionnel de devoir descendre du train pour dégager une voie encombrée d’un arbre abattu par une tempête ou de devoir chasser une vache broutant l’herbe entre les rails. Il fallait aussi parfois pousser car la locomotive patinait sur les rails mouillés ou givrés.
Dans les descentes, des habitués se chargeaient d’actionner les freins qui se trouvaient à l’extrémité du wagon. En hiver, les locomotives étaient équipées de chasse-neige.

Compte tenu des sites pittoresques traversés, la S.N.C.V. tente de 1934 à 1939 une expérience touristique. Le dimanche, en été, toutes les deux ou trois semaines, un train part d’Ougrée vers Warzée, Ouffet et parfois Comblain-au-Pont. Le retour s’effectue au Val-Saint-Lambert. Tout au long du parcours, un haut parleur diffuse de la musique à partir d’un tourne-disque installé dans le fourgon.

Lors de l’Offensive Von Rundstedt fin 1944, les remises du dépôt seront réquisitionnées par les Américains durant une partie de l’hiver.
En juillet 1949 on enlève les derniers mètres de voies et vers les années 50, les autobus remplacent progressivement les autorails.

Témoignages et anecdotes

Warzée

Un incident particulièrement grave survient en gare de Warzée le lundi 22 mai 1944. En début d’après-midi, le train régulier pour Ougrée est sur le départ. Des « Hawker-Typhoon » anglais effectuent plusieurs passages en rase-mottes. Les voyageurs paniqués abandonnent la rame et s’égaillent dans les habitations et les cultures proches. Les avions reviennent, prennent le convoi en enfilade par l’arrière et ouvrent le feu à la mitrailleuse. Le panneau arrière de la dernière voiture, un « Germain », est criblé de balles et le sifflet de la machine, dont la soupape a été faussée, exhale une plainte lugubre. L’alerte passée, on dénombre quelques blessés dont monsieur DELOGE de Pair et un mort : monsieur Alfred Paulus, âgé de 64 ans, habitant Raborive près de Martinrive.

Ellemelle

Conséquences pour la commune d'Ellemelle

Comme vous pouvez le constater sur le relevé cadastral ci-joint, le tracé de la ligne du tram occupe l'assise du chemin de Warzée à Ellemelle dit Chemin de Bacine. Celui-ci est par endroit très étroit et en contre-bas de la campagne environnante ce qui entraine la nécessité d'établir une autre voie de communication entre Ellemelle et Warzée et ce avant l'impossibilité d'encore utiliser ce chemin d'où la création de la Rue de Warzée vers 1900.

Pour agrandir la carte, clic gauche sur celle-ci puis plusieurs clics gauches si nécessaires aux endroits souhaités pour encore plus de détails
Les lignes du groupe Clavier

Avantages et inconvénients pour la commune d'Ellemelle

La présence sur son territoire du tram vicinal permettant de rejoindre la ville et le bassin minier et industriel de la vallée de la Meuse est incontestablement un atout.

Se pose en revanche le financement de la future Route de Warzée qui n'est en grande partie qu'un sentier comme en témoigne la carte de 1865. Inutile de dire que cette importante dépense n'a pas manqué d'échauffer les esprits au sein des conseils communaux et des propriétaires concernés, notamment le Comte d'Oultremont dont on divise la propriété.

Vous trouverez ci-dessous le PV du conseil communal et étant donné la difficulté de le lire, un résumé établi il y a plus de vingt ans par Georgette Minet habitante de la commune d'Ellemelle.

Les possibilités financières de la commune à ce moment s'élèvent à 500 francs or le projet est estimé à 4.000 francs dont 2.280 à charge de celle-ci.

Afin de diminuer le montant de l'emprunt, le Collège décide d'aliéner le sentier partant de l'église du village pour aboutir au chemin de Warzée à Ellemelle dit Tige de Haouly. Voir copie de la décision du Collège ci-dessous.

Une petite histoire pour vous faire sourire

Lors de nos réunions de travail, les passeurs de mémoire avaient bien remarqué que la jeunesse, faute de moyens de transport, se mariait dans le village ou dans un village proche, ce qui pouvait poser quelques problèmes. C'est ce qui a fait dire à notre très regretté ami, Léon COULEE originaire d'Ellemelle <<" Heureusement, nous avons eu le tram ! ">>

Léon Coulée, courriel reçu de Georgette MINET née en 1933.

Bonjour Léon,

J'ai bien quelques souvenirs de la façon dont on se déplaçait en ce temps-là mais sans avoir de photos, si cela te paraît intéressant, je t'en livre quelques-uns :

- Avec Josée DEVILLERS, avec qui j'étais amie, nous allions parfois à Anthisnes, dans la famille d'Alfred, dans une calèche tirée par un bidet.

- Une fois, pour aller voir Saint-Nicolas au Grand Bazar, nous avions, mes parents et moi, attendu le vieux tram à vapeur sur la route de Seny. (Nous habitions alors dans la maison d'Arthur Sylvestre, près de chez Devillers). C'était un arrêt réglementaire, mais qui était très peu utilisé. Alors le conducteur n'a pas pu arrêter le tram vraiment à l'arrêt et nous avons dû marcher plusieurs mètres dans les herbes mouillées. Conséquence : nous avions les jambes toutes mouillées pour aller à Liège.

- Lorsque je suis allée au lycée à Seraing, de 1945 à 1951, c'était la galère au départ d'Ellemelle. Le tram passait tôt le matin, je devais descendre à la Vecquée, puis aller jusque dans le fond de SERAING à pied. Je ne faisais cela que le lundi matin, car toute la semaine, pour plus de facilité, je faisais les trajets à partir de Saint-Séverin (je logeais chez mon parrain et ma marraine) car la ligne était mieux desservie. Le tram n'allait que jusqu'au Val-Saint-Lambert et nous devions de nouveau faire le trajet à pied jusqu'au lycée qui se trouvait à proximité du pont de Seraing, nous étions un bon petit groupe et cela ne nous pesait pas.

- Le samedi, je terminais les cours à midi, je reprenais un tram de la ligne de Clavier car celui qui passait à Ellemelle ne servait pour ainsi dire ainsi dire qu'aux ouvriers d'usine et il n'y en avait pas en début d'après-midi. Papa venait me rechercher à Tinlot à vélo ou en amenait un second pour moi.

- Petite anecdote : un jour en revenant à Ellemelle, le tram est tombé en panne. J'étais dans la même voiture que Paul Renard qui avait commencé à chanter et à raconter des histoires. Quand je suis rentrée chez moi, mes parents étaient très inquiets car la panne avait duré assez longtemps. Moi, j'avais pris bien du plaisir à écouter Paul.

- Sur le vieux tram à vapeur, lorsqu'il n'y avait pas de place à l'intérieur, nous restions sur la plate-forme et nous recevions plein de scories dans les yeux et les cheveux, sans parler de la fumée qui nous arrivait en plein visage.

- C'étaient les temps héroïques ! Mais nous étions jeunes et tous ces inconvénients ne nous gênaient pas. Nous trouvions cela tout naturel.

Amitiés.

Georgette.

Propos de Marie-Thérèse Delhongne recueillis par Léon Coulée.

Marie-Thérèse, est née en 1936 à Ellemelle, elle est la fille de Fernand né en 1896 à Ellemelle époux en 1932 à Ellemelle de Julie Bouillon née en 1904 à Rotheux.

Mon grand-père paternel, François Joseph né en 1863 à Gesves épouse en 1891 à Ellemelle Marie Joséphine Bellaire y née en 1866. Il était ouvrier à l’usine Cockerill à Seraing. Il quittait le dimanche soir pour se rendre au travail et revenait le samedi fin d’après-midi.

Heureusement, peu avant ses 60 ans, grâce au passage du tram à Ellemelle, il a pu rentrer tous les jours, quelle satisfaction!

Galerie photos

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Warzée

En dehors de l'entité, quelques photos et divers

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Des Moulins et des Hommes de Jacky ADAM

Une ligne vicinale partait de la gare de Warzée Ellemelle Moulin Tavier Limont Hout-Si-Plout Plainevaux Boncelles Seraing-Lize avant d’atteindre Ougrée.

Elle a débuté en 1914 et les Allemands l’arrêtèrent en 1916 et on démonta les rails. Elle reprendra son service en 1921 et c’est seulement en 1925 qu’elle atteindra Ougrée. En décembre 1947 le service voyageur et marchandises sur la ligne sera supprimé. La ligne faisait 28 km 700.

Quand le tram quittait Warzée il y avait la locomotive, trois voitures et un fourgon. Le premier départ était à 5h30. Il conduisait surtout des ouvriers et des écoliers pour la ville dont des villageois d’Ellemelle. Quand le convoi revenait, vers 9h00, il ramenait des gens qui allaient se ravitailler dans les fermes.


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